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TOURNER EN ROND ? FILER DROIT ? POUR L’ART (VIDÉO) C’EST PAREIL

Commissariat: Jean-Paul Fargier France

Pour une artiste vidéo, quel paradoxe ! Cercle ou ligne droite, c’est pareil. Oui. C’est courir dans le labyrinthe mondial. Le réel est un lieu où les droites deviennent des courbes et les courbes des lignes infinies. Démonstration en onze œuvres (onze parce que dix c’est trop droit et douze trop rond, ou le contraire). La faute à Paik (et pas à Voltaire ou à Rousseau, comme dit la chanson de Victor Hugo), changement d’époque, changement d’espace et de temps. Changement d’air, changement d’art. Paik a défini l’art qu’il fondait, en s’appropriant la télévision et ses images électroniques, instantanées ou différées, comme l’expansion du Global Groove, du sillon fermé planant. Depuis, tous les artistes qui lui ont emboîté le pas plie l’espace et déplie le temps, dans le même mouvement. Ils n’ont pas le choix, ils ne peuvent pas agir autrement, c’est leur outil qui veut ça. Le numérique, enfanté pas l’analogique, n’y change rien, au contraire : il amplifie le truc, le phénomène si vous préférez.

Giro Tondo (5’), Roland Baladi
Le rôdeur (6’ 40), Alain Bourges
Portrait de mon père (4’), Alexandra Roussopoulos
Elles (109 tentatives de croisement) (10’), Esmeralda Da Costa
Kâbus (8’ 30), Alice Fargier
Nowhere (9’30), Lydie Jean-Dit-Pannel
L’homme à la cape (24’), Sophie-Charlotte Gautier & Anne Loubet
Arc-en-ciel (5’), Richard Skryzak
Cathodiquement vôtre (13’), Joris Guibert
Dernier salut à Averty (3’), Jérôme Lefdup
Hommage à Muybridge, Révolution rouge (3+3), Bob Kohn